Showing posts with label GUEST WRITER. Show all posts
Showing posts with label GUEST WRITER. Show all posts

Wednesday, 25 July 2012

GUEST WRITER: HAMZA GUELMOUSS

J'ai choisi l'invité de ce mois, Hamza Guelmouss, par ce que j'adore son style et sa manière d'être et que, grâce à lui, ma TL est nettement plus élégante et chic. Merci encore Hamza!



J’ai longtemps été condamné, comme la plupart de vous, condamné à vivre et à me plier aux normes, je n’ai jamais osé penser qu’un jour je serai libre, jamais osé me dire qu’un jour viendra et que je serai maitre de moi-même, que je pourrai sentir mes cheveux voler derrière ma tête, me mettre nu dans une plage bondée, leur dire que je les emmerde avec tout le respect que je ne devais et que je ne dois à personne, m’écrouler devant leurs yeux après avoir embrassé tes lèvres fiévreuses, courir simplement, banalement. Courir après mon bonheur. Je n’ai jamais osé penser que ce jour naitra jusqu’à ce vendredi, où j’ai aperçu tes Louboutins perchés et la simplicité que tu avais comme don à toujours savoir avec quoi ça ira, à me déchiffrer du regard, à savoir qu’une paire de talons hauts ne faisait pas d’une femme une vraie, tu savais marier les couleurs et les formes, assortir tes sentiments à ton pantalon destroy, me faire tomber dans le bitume juste en secouant ta chevelure décoiffée. Ce jour où je t’ai vu et où tu ne portais que cette chemise ample kaki laissant entrevoir la dentelle de ta lingerie, et une mini jupe en cuir dessinant proprement ta ligne parfaite n’était pas qu’un simple jour, ou l’on croise une fade blondasse avec un accent merdique. Cette journée ne peut être décrite avec des mots. Tout a changé l’instant où j’ai croisé ces yeux bleus rock’n’rollement maquillés et tellement ternes, tu m’as regardé et tu as tourné la tête, tes cheveux blonds n’ont pas lâché prise et m’ont interpellé. Je m’étais assis près de toi, et nous contemplions cette plage déserte ensemble, en parfaite osmose avec ton parfum Rock Princess qui a rempli mes poumons de bonheur et qui épousait Allure Sport que je mettais le moment où tu as plongé tes yeux dans les miens, posé tes lèvres sur les miennes et que tu m’as lancé après m’avoir embrassé sauvagement le plus insignifiant possible «who gives a fuck».

Friday, 25 November 2011

GUEST WRITER: GHIZLANE RADI


This month's guest writer is the amazing Ghizlane from GETAFUCKINGBRAIN and the article is about a letter a mother wrote for her daughter (and I personally love it!). Thanks again Ghizlane =)



My dearest Norah,

If I was a man I wouldn't be standing where I am, I'd be in bed with a woman as beautiful as me. If I was a child I wouldn't be so frustrated, I'd be playing carelessly with a doll as beautiful as me.

But I'm not a child nor a man, I am a lady. And as a lady, it is necessary for me to go through this moment every morning ; to stand in front of my closet and hesitate infinitely whether today will be a casual day or a classy one, whether I should wear the blue shirt or the black dress. But if there's one thing I'm sure of, it's that today and every day 'till the end of days, I must look my best.

Not to get the attention, I can get attention even in a trash bag. But I enjoy every minute of the pain heels cause me, I like every second of the diet I'm on, I love every moment I check my makeup on, I adore every time I look at a mirror and I feel an incredible satisfaction. The satisfaction of feeling beautiful. The same satisfaction I get when a woman asks me where I bought my shoes from.

And it's not about impressing those women or even men, it's not about showing off my money or style. It's about being exactly what I wanna be: beautiful, which not only increases my confidence but also expresses my very unique identity.

Whether you would like to admit it or not, your appearance is part of your identity. People do not remember you for who you really are but for what you look like. You'll never hear someone asking you “Do you know who that smart, independent woman is?” but you will hear people asking “Do you know who that blonde woman in a red dress with the diamond necklace is?” all the time. And I want you to be that blonde woman in a red dress with the diamond necklace -although I wouldn't recommend diamonds before your thirties.

If I was a man I wouldn't be standing where I am, I'd be in bed with a woman as beautiful as me. If I was a child I wouldn't be so frustrated, I'd be playing carelessly with a doll as beautiful as me.

But I'm not a man nor child. I'm a lady, and so are you. And as a lady I feel the need to tell you this, my dear daughter. You can pretend not to care what people think about you but I know you do. We all do. We live with the people, as dumb as they can be, as wrong as they can be, we live with them and we will die with them. And people will always pay attention to your appearance, therefore do not neglect it.

But I want you to keep in mind that you are not your clothes, you are not your jewelries, this is what people see in you but it's not what you truly are. Never forget that there will always be people who know who you really are and will love you for it, like me.


I will always love you no
 matter what you put on,
Your mother.


Monday, 1 August 2011

GUEST WRITER: YOUSSEF ROUDABY


Comme je vous l'avais précisé ICI, le premier invité est Youssef Roudaby, étudiant architecte et rédacteur en chef de Lcassetta.com(pour tout ce qui est en rapport avec la musique: actu, chroniques, concours... bref, vous savez ce qu'il vous reste à faire ;) ). Pour son article, Youssef a décidé de nous parler d'un des plus grands artistes qui a marqué et changé l'histoire de la haute couture, et dont nous fêtons l'anniversaire aujourd'hui: Le seul et unique Yves Saint Laurent.



Yves Saint Laurent m'a marqué avant que je ne le connaisse. Quand j'avais encore 4 ans et que je voyais ma mère sortir son flacon d'Opium qui m'intriguait tant. Ce parfum oriental si fort dans un flacon excentrique qui ne ressemblait en rien aux autres flacons qui prenaient place sur sa commode. Opium était l'ovni de sa collection. Précieux, dérangeant, osé, il sentait comme un scandale. Il m'arrivait d'ouvrir le flacon et d'inspirer intensément, cela m'enivrait. Je n'oublierai jamais cette senteur que je n'appréciais pas mais qui me mettait dans tous mes états. Opium embaumait l'air d'un poison, Opium m’intriguait. Opium était l'essence du mystère même.

Bien plus tard, Je revis ses initiales dans les pages de magazines, je tombai par hasard sur des articles parlant de ses robes et j'aperçus sa tête entre deux rideaux, un grand sourire aux lèvres, après le défilé de sa collection pour Caftan 2001. C'était là la première fois que je le vis, que je réalisais qu'Yves Saint Laurent n'était pas qu'une marque, c'était un homme.

C'est alors que mon intérêt pour ce monsieur et pour ce qu'il faisait s'accrut. Et plus j'en apprenais sur lui, plus j'étais en admiration. Pendant des années, je voulais être couturier, pendant des années, je voulais être Yves Saint Laurent.

"Je me dis que j’ai créé la garde-robe de la femme contemporaine, que j’ai participé à la transformation de mon époque. On me pardonnera d’en tirer vanité, mais j’ai, depuis longtemps maintenant, cru que la mode n’était pas seulement fait pour embellir les femmes, mais aussi pour les rassurer, leur donner confiance, leur permettre de s’assumer." - YSL

Si YSL dessinait des robes, ce n'était pas juste pour le plaisir de flatter son ego et de créer des choses que l'on qualifierait de jolies, mais c'était aussi pour exprimer ses idées, pour introduire des concepts. C'est YSL qui fit porter un pantalon à la femme, c'est YSL qui osa dessiner un Trench-coat, vêtement austère et agressif, pour la femme, c'est YSL qui fit en sorte que la femme libre du XXe siècle se reconnaisse dans ses vêtements en assumant ce qu’elle était désormais. Et c'est là toute la différence entre YSL et les autres designers de son époque. YSL restera donc cet artiste qui communiquait à travers son art. Un artiste en avance à sur son temps, mais qui contribua fortement à changer son époque.

"Tout homme pour vivre a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, cherchés, traqués. Je suis passé par bien des angoisses, bien des enfers. J’ai connu la peur et la terrible solitude." - YSL

Si les créations d’YSL étaient et sont encore une source d'inspiration, elles cachent parfaitement cet homme troublé, frustré et froissé par la vie qu’YSL était. Il y avait une poésie considérable dans son travail, une poésie tragique, sinistre, tourmentée, telle une mer en colère. YSL avait du mal à parler lors des rares interviews qu'il accordait, YSL avait du mal à s'exprimer en public, mais YSL focalisait surtout toute cette énergie sur son travail et ses créations. Il s'exprimait par son art de façon plus fluide qu'il ne s'exprimait par la parole.



"Je veux remercier les femmes qui ont porté mes vêtements, les célèbres et les inconnues, qui m’ont été si fidèles et qui m’ont causé tant de joies (…). J’ai toujours placé au-dessus de tout le respect de ce métier qui n’est pas tout à fait un art mais qui a besoin d’un artiste pour exister." - YSL

Le 1er juin 2008, Yves Saint Laurent quitte ce monde, laissant derrière lui une des milliers de créations, un Pierre Bergé malheureux et une collection d'art rassemblée en 20 ans par les deux amoureux, contenant parmi ses objets des peintures de Picasso, Matisse, Andy Warhol, Mondrian, Léger et des sculptures antiques égyptiennes. YSL aura beaucoup donné pour la femme, pour le monde de la mode et aura inscrit son nom en lettres d'or dans l'histoire du XXe siècle. Les cendres d'YSL reposent depuis au cœur du jardin Majorelle à Marrakech, où notre artiste possédait une villa où il a longtemps vécu.

Pour en savoir plus sur la vie de cet artiste, visionnez L’amour Fou, documentaire sorti en 2010. En voici le trailer : 



Merci Youssef!